Manon Fargetton rencontre ses lecteurs/lectrices

«  Ah, le CDI a encore changé ! » Des rideaux dorés aux fenêtres, un fauteuil qui attend un/une invité(e), des jonquilles dans des vases bleus. Sur la petite table, des livres sont exposés. Et ce sont ceux de Manon Fargetton.

Le vendredi 13 mars, les classes de 3èmeE et de 5e groupe5 ont eu la chance d’accueillir Manon Fargetton au CDI. Une fois installée (sur le fameux fauteuil !), les échanges peuvent commencer. Les élèves découvrent que l’autrice n’a jamais pensé devenir romancière, même si ça fait 20 ans qu’elle publie. Elle précise qu’écrire est devenu « son seul métier  » depuis 7 ans. Elle a exercé la fonction de régisseuse lumière en même temps qu’elle écrivait. Grande lectrice, elle aimait Roald Dalh, Claude Ponti, Christian Grenier, Danielle Martinigol, Philip Pullman quand elle était enfant ou adolescente. Elle précise que « la lecture nourrit l’écriture  ».

En plus de ses romans et albums édités, elle écrit des chansons et des poèmes. Tous les matins, Manon « se vide le cerveau » en écrivant sur un « carnet poubelle  », qui pourrait correspondre à une sorte de « journal intime ». C’est une idée que les adolescents ont appréciée. Manon a aussi une série de carnets qui l’accompagne dans tous ses déplacements et sur lesquels elle note ses idées quand celles-ci surgissent. Elle a un carnet par projet. Quand Manon a « une idée qui explose dans la tête  », elle «  construit le squelette  » de l’histoire «  en se posant des questions autour de l’idée de départ ». Cela la « rassure » d’avoir « un cadre  ». Et commence l’écriture jusqu’au premier jet. Elle rédige directement dans un traitement de texte. Elle n’insère jamais des éléments qui risquent de dater une époque (expressions, objets…). Ensuite, c’est le moment des corrections de cette première version (débusquer les incohérences, sentir la fluidité des phrases, couper ce qui est en trop…) . Enfin, Manon fait lire son récit à ses premiers lecteurs, des personnes dont elle a confiance dans leur jugement. Sa toute première lectrice est sa mère puis des amis proches. Elle n’hésite pas à leur demander leur avis sur des aspects précis de son manuscrit : ont-ils bien compris tel ou tel passage ? Manon confie qu’elle a du mal à écrire de la science fiction , parce qu’elle « a l’impression d’y vivre ! » et qu’il est "difficile de se projeter vers un futur désirable ».

Elle aime son métier car il lui offre «  une grande liberté  ». Elle choisit ce qu’elle veut faire, s’organise comme elle veut (« les jeudis peuvent devenir des dimanches !  ») et travaille où elle veut (en pyjama !). Ceci dit, « si c’était la fin du monde », Manon «  ferait autre chose qu’écrire » !

La rencontre a été entrecoupée de lectures à voix haute. Les élèves de troisième présentaient leur travaux d’écriture inspirés d’extraits de romans de Manon.

Les collégiens avaient encore de nombreuses questions mais le temps était compté. Au moment de se quitter, une séance de dédicace s’est improvisée. Les heureux élèves ont pu faire signer leur livre. Les ados et les adultes présents sont sortis ravis de cette rencontre, enchantés par la générosité et la sincérité de Manon.

Merci beaucoup Manon !

"Manon Fargetton est proche de nous. Elle connaît nos réfs. Elle a déconstruit le préjugé que j’avais sur l’écrivain : une personne toute seule dans son coin. Manon est une personne rayonnante ! Bref, c’était une rencontre géniale !" Olivier, 3èmeE

Conseil de lecture de Manon (pour les plus grands) : Certaines n’avaient jamais vu la mer – Julie Otsuka – Gallimard

Un grand merci aux organisateurs et aux bénévoles du Festival Rue des livres qui ont permis que cette belle rencontre ait lieu au collège.

Dédicace Les 5es groupe5 Louana lit son texte Manon Manon Manon et le groupe Manon et les 3es E
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